Mardi 25 ao?t, fin d’après-midi, une foule se rassemble devant la Société générale de Viry-Chatillon (91). Des journalistes étrangers sont également présents, pas de doutes, quelque chose s’est passé ici. En effet, le vendredi 14, Leila, une jeune femme de 24 ans étudiante à l’IESH (Institut européen des sciences humaines), s’est vu refuser l’accès à cette agence. La raison de ce refus : non pas un compte à découvert qui aurait fait d’elle une ? wanted ? de la Banque de France.
Leila est de confession musulmane et pratiquante, elle porte un voile recouvrant ses cheveux, son front, ses oreilles et son coup. Détails non négligeables puisque comme il est précisé sur les petites ic?nes à l’entrée de chaque agence, pour entrer il faut être ? A VISAGE DECOUVERT ?. La jeune femme se retrouve ainsi bloquée au niveau du sas, où une employée lui explique à travers la vitre qu’elle ne peut pas entrer avec son voile sur la tête et que son visage doit être découvert. La suite dans la vidéo ci-dessous.
Ce n’est pas la première fois que cela se produit, le même évènement eu lieu à la BNP Paribas de Fontenay-aux-Roses ainsi qu’à une autre agence à Massy. La Société générale s’est expliquée sur l’incident en rappelant ? qu’une affichette apposée sur la porte d’accès des agences demande à chaque personne d’entrer à « visage découvert ». Elle n’est du reste nullement propre à la Société Générale puisque d’autres établissements bancaires y ont recours en conformité avec la recommandation de la Fédération Bancaire Fran?aise. ?
C’est justement la notion ? à visage découvert ? qui a posé problème. Leila ne porte pas le niqab (le voile recouvrant le visage, où seuls les yeux apparaissent), mais un hidjab, laissant visible le contour du visage. S’agit-il d’un excès de zèle de la Société générale de Viry-Chatillon ? Oui, aurait affirmé à Leila un conseiller financier d’une banque. La jeune femme voilée ajoute : ? Lorsque je vais dans d’autres agences, j’y vois des personnes avec des lunettes de soleil et des casquettes. ?
Zèle ou pas, le cas de Leila pose à nouveau la question de l’acceptation du voile dans notre société, non plus seulement dans les institutions comme l’école, mais aussi dans des espaces accueillant du public et au sein de sociétés privées. Récemment, une étudiante en fin de deuxième année de master à Toulouse s’est faite renvoyer de son laboratoire pour raison de sécurité, là aussi à cause de son foulard.
La loi de 2004 aurait réglé la question du port des signes distinctifs religieux à l’école. L’actuel débat sur la burqa présage peut-être d’une extension du domaine de l’interdiction du voile islamique en France.
Aladine Zaiane
Une jeune femme refoulée à la Société générale
envoyé par Bondy_Blog – L’info internationale vidéo.
corum montres
Leila est de confession musulmane et pratiquante, elle porte un voile recouvrant ses cheveux, son front, ses oreilles et son coup. Détails non négligeables puisque comme il est précisé sur les petites ic?nes à l’entrée de chaque agence, pour entrer il faut être ? A VISAGE DECOUVERT ?. La jeune femme se retrouve ainsi bloquée au niveau du sas, où une employée lui explique à travers la vitre qu’elle ne peut pas entrer avec son voile sur la tête et que son visage doit être découvert. La suite dans la vidéo ci-dessous.
Ce n’est pas la première fois que cela se produit, le même évènement eu lieu à la BNP Paribas de Fontenay-aux-Roses ainsi qu’à une autre agence à Massy. La Société générale s’est expliquée sur l’incident en rappelant ? qu’une affichette apposée sur la porte d’accès des agences demande à chaque personne d’entrer à « visage découvert ». Elle n’est du reste nullement propre à la Société Générale puisque d’autres établissements bancaires y ont recours en conformité avec la recommandation de la Fédération Bancaire Fran?aise. ?
C’est justement la notion ? à visage découvert ? qui a posé problème. Leila ne porte pas le niqab (le voile recouvrant le visage, où seuls les yeux apparaissent), mais un hidjab, laissant visible le contour du visage. S’agit-il d’un excès de zèle de la Société générale de Viry-Chatillon ? Oui, aurait affirmé à Leila un conseiller financier d’une banque. La jeune femme voilée ajoute : ? Lorsque je vais dans d’autres agences, j’y vois des personnes avec des lunettes de soleil et des casquettes. ?
Zèle ou pas, le cas de Leila pose à nouveau la question de l’acceptation du voile dans notre société, non plus seulement dans les institutions comme l’école, mais aussi dans des espaces accueillant du public et au sein de sociétés privées. Récemment, une étudiante en fin de deuxième année de master à Toulouse s’est faite renvoyer de son laboratoire pour raison de sécurité, là aussi à cause de son foulard.
La loi de 2004 aurait réglé la question du port des signes distinctifs religieux à l’école. L’actuel débat sur la burqa présage peut-être d’une extension du domaine de l’interdiction du voile islamique en France.
Aladine Zaiane
Une jeune femme refoulée à la Société générale
envoyé par Bondy_Blog – L’info internationale vidéo.
corum montres
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